Une histoire de bonne gestion ….

Une histoire de bonne gestion ….

L’Imprimé de Jouy, Septembre 2014     (photo © metronews)

Le débat de la bonne gestion des finances publiques est devenu un enjeu majeur pour l’État et pour les collectivités. Représentant plus de la moitié des dépenses publiques en France, les communes sont au cœur de la réflexion. L’augmentation continuelle des dépenses publiques ces vingt dernières années a créé un déséquilibre important avec un niveau de dette record.

Cette situation oblige les communes à anticiper une baisse des recettes liée à la baisse des dotations de l’État, à l’augmentation de la contribution aux Fonds National de Péréquation pour des villes comme Jouy-en-Josas. D’après les prévisions cette situation ne devrait pas s’améliorer dans les prochaines années. Alors comment agir face à cela ?

Les recettes des communes proviennent de la fiscalité locale : taxe d’habitation, taxe foncière, cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, droits de mutation… ; les recettes diverses liées à la contribution des usagers à certains services municipaux ; les subventions et dotations de l’État. La solution de facilité à laquelle sont tentés de céder les maires consiste à augmenter le niveau d’imposition ou d’abaisser le niveau de service rendu. Lors des dernières élections municipales le maire n’a pas caché la perspective de la première solution.

Pourtant, cette solution n’est pas tenable sur le long terme. Le seuil d’imposition a atteint un niveau qui n’est plus supportable par les contribuables. On ne pourra pas augmenter chaque année la fiscalité locale pour répondre à la baisse continue des recettes liée à celle des dotations de l’État. Il faut donc prévoir une réflexion globale sur ces sujets, en concertation avec les Jovaciens, pour conserver la même qualité de service, sans demander d’effort supplémentaire aux familles. Il faut innover et chercher de nouvelles recettes ainsi que des solutions collaboratives, ou de mutualisation, pour offrir plus avec moins.

 

Flavien BAZENET, Marie-Claire LE SAINT, Grégoire EKMEKDJE, Corinne SIDOMMO, Didier MORIN pour le groupe UAPJ